jeudi 28 juin 2007
La photo du jour : j'ai deux amours ... mon pays et Paris !
lundi 11 juin 2007
1,3 milliard de Chinois, et moi, et moi, et moi ...
Shanghaï
Pékin
Xi'An
Tibet
Lhassa
(à venir, si le coeur m'en dit un jour. Faut dire que depuis mon retour, je suis plus très motivé pour écrire mes récits !)
...
mardi 29 mai 2007
Archeologie familiale (... par popo et momon)

RETROUVAILLES EMUES A BANGKOK.
Brève halte tant à l'aller qu'au retour. Cette ville n'a rien d'attractif : pollution, immeubles décrépits ou grandes tours infernales, commerces en tout genre, commerces partout : tous les ingrédients de notre société de consommation qui génèrent une débauche de produits, de la pacotille de bazar au matériel électronique le plus récent. Et pourtant une partie de la population vit dans des bidonvilles.
"Cette ville n'a rien d'attractif" (sous-titre de la redaction citant les auteurs !)
Le palais royal
... et l'hôtel Oriental, très "colonial" au bord du fleuve Chao Phraya avec sa terrasse en bois et son service "grand chic" où nous avons pu siroter un martini "on the rock" en regardant passer les jonques illuminées.
SUR LES TRACES D'AUGUSTE ET DE CHANG LAA.
En réalité, l'objectif de ce voyage était une découverte des origines - pour l'une - du séjour colonial - pour l'autre - de nos ancêtres. En effet, le grand-père lorrain et la grand-mère laotienne de Mikoute, ainsi que leurs enfants - parmi lesquels la mère de Mikoute, véritable eurasienne donc - ont vécu à Phnom Penh une vingtaine d'années. Rentrée en France à l'âge de 20 ans la mere de Mikoute a ponctué l'enfance de ses enfants des récits, un peu mythiques je pense, de sa jeunesse au Cambodge. La vie coloniale, les histoires de son quotidien exotique mais aussi les coutumes, la cuisine, l'histoire des rois, ont nourri leur imaginaire et voilà que nous allons retrouver une part de ces rêves.
A Phnom Penh nous avons cherché leur maison ... emotion, emotion : la voilà ! transformée aujourd'hui en administration. Mais il semble que seuls les meubles aient été remplacés par des bureaux en bois des années 60 et quelques étagères pour les dossiers ... Si elle n'est finalement pas aussi grande que dans les récits "de maman" et si le jardin a été transformé en parking, on peut néanmoins très bien imaginer comment s'y organisait la vie d'une famille.
La maison de bonpa et de la famille a Phnom PenhDans Phnom Penh aujourd'hui les Cambodgiens s'activent, le "tuk tuk" (prononcer tchouk tchouk) est roi, le commerce aussi. Le moindre petit bout de trottoir, le moindre petit espace devant trois ou quatre maisons et vous pouvez acheter sur un étal de fortune du Coca Cola, de l'eau, des fruits et des tongs, une cuvette en plastique ou des bijoux "garantis 80% or". La circulation est incessante, il n'est pas rare de voir sur une même moto le père, la mère et un ou deux enfants se déplaçant, à vive allure, sous un parapluie protégeant la famille alternativement de la pluie ou du soleil.
A Phom Penh, le tuk-tuk est roi
Au milieu d'une circulation infernale
Hélas Phnom Penh c'est aussi Pol Pot, là le rêve s'effrite complètement. Il a laissé derrière lui la misère, des invalides et beaucoup de décombres. La visite du lycée transformé pendant 5 ans en lieu de torture ... insoutenable !
Le lycee barricade pour eviter les evasions
Une salle de classe transformee en salle de torture
Petit resume (si c'est possible) des horreurs commises a "l'ecole"
OU COMMENT SAVOIR POURQUOI JERÔME N'A TOUJOURS PAS DE "FIANCEE"
Des temples, Angkor (!) des temples et toujours des temples
Angkor Wat, le plus celebre des temples du site
Bas-reliefs a Angkor Wat
Photo souvenir
Et grimpette au sommet du temple
Le temple "de Lara Croft"
... et sur chaque site des petits vendeurs qui n'ont pas la langue dans leur poche. Extraits :
"- Achète Monsieur, achète Madame mes cartes postales, mes petits temples en fer blanc, mes bracelets...
- achète un bracelet pour l'offrir à ta girl friend elle sera contente...
- non merci ... je n'ai pas de petite amie...
- et tu sais pourquoi tu n'as pas girl friend ? ... c'est parce que tu ne lui achètes pas mes bracelets ..."
Comment résister à cette démonstration ?
Et Jérôme a acheté... des cartes postales !
COUCHER DU SOLEIL SUR LE MONT PHOU SI (LAOS)
Luang Prabang, ville, classée au patrimoine mondial de l'humanité. C'est, selon les experts de l'Unesco (NDLR : vous voyez, avec mes parents j'ai vraiment fait du tourisme culturel !), la ville la mieux préservée d'Asie du Sud-Est. Ses temples datent du 16ème siècle pour le plus ancien, le Vat Xieng Thong. Départ 9 heures, par une journée de grande chaleur, comme de véritables touristes, nous avons, jusqu'à 17 heures, sillonné la ville de long en large pour découvrir non seulement le Vat Xieng Thong mais aussi le Vat Vissoun, le Vat Mai Souvannaphoumaham et le Palais Royal.
Vat Xieng Thong (NDLR : enfin je crois)
Pour terminer, grimpette au sommet du mont Phou Si (319 marches) pour admirer le coucher du soleil sur le Mékong ! Nous n'étions évidemment pas les seuls. Mais ce moment exceptionnel nous a fait oublié la chaleur, la fatigue et l'exubérance des touristes chinois ...
Coucher de soleil sur le Mekong
Tres couru ...
Bouddha par ici, bouddha par-là, si vous voulez bien vous pénétrer de cette religion il faut assister le matin de 5 heures à 7 heures au "pali" : « nourriture offerte dans le bol », à un bhikkhu ( moine bouddhiste) par une personne lorsqu'il passe devant sa porte. Les moines dépendent entièrement de la générosité des donateurs... matinaux. Matinale, Mikoute pensait l'être en arrivant dans les rues vers 6 heures et demie, la "récolte avait elle était bonne, ou les donateurs peu nombreux, toujours est- il que de moines, point ... ou presque. Et toute la population - les femmes surtout - levée depuis plusieurs heures se retrouvait déjà au marché... Nous (notre accompagnatrice et Mikoute, car Pierre et Jérôme avaient renoncé à la bénédiction bouddhiste de 6 heures du matin... qui s'en étonnera ?) prenons donc un tuk tuk qui nous mène un peu à l'extérieur de la ville, au marché.
Sur le marche de Luang Prabang
UN BEAU DIMANCHE AU BORD DE L'EAU: VIENTIANE.
Avec plus de 150 000 habitants, Vientiane est aujourd'hui la ville la plus peuplée du pays devant Savannakhet. L'essor économique et touristique de la capitale entraîne depuis quelques années un développement régional important : tout est en chantier. Restent cependant quelques "aménagements" surprenants pour nous occidentaux.
"Installation" electrique a la Lao
et bien sûr des traces d'un passé pourtant bien mis à mal par les envahisseurs successifs.
Encore des temples : le Vat That Luang, le Wat Ho Pra Kèo et surtout le fameux Sisakhet, seul temple que les Siamois n'avaient pas détruit (parce qu'il ressemblait aux leurs) lors de leur invasion au XIXème siècle et que les Français rénovèrent ensuite. C'est un magnifique monastère avec ses toits superposés aux pentes incurvées de toute beauté avec son cloître tapissé de petites niches dans lesquelles ont été déposées des statues de... bouddha bien sûr.
Le monastere du temple Sisakhet
Les petites statues de Bouddha qui tapissent les murs du temple
Et pourtant pendant les deux jours ou nous sommes restés à Vientiane nous avons vraiment eu l'impression d'être ... à Pau un dimanche !
Si les rues étaient, le samedi, encore assez animées, nous avons participé le Dimanche à la vie d'une petite ville de province : promenade tranquille sur l'avenue principale (des Champs Elysées de province) avec son arc de triomphe le "Phatouxai" (Porte de la Victoire), ses joueurs de pétanque, et sur la rive du Mékong, des familles entières pique-niquant, jouant aux cartes, pendant que les enfants se baignaient. Comme une évidence, les bords du fleuve sont investis par les petits commerçants qui vous proposent des grillades de viande, de poissons, des fruits, des pâtes et l'incontournable soupe bien sûr. Lorsque nous nous sommes promenés parmi eux, malgré appareil de photo et barrage linguistique, les rires et sourires amicaux étaient une invitation à partager ces moments de tranquillité. Mais nous n'avons pas osé ...
Le Phatouxai, arc de triomphe au bout des Champs Elysees locaux
Un dimanche au bord du Mekong
Partie de Petanque
Vientiane ressemble encore à une sous préfecture de l'Indochine française telle que Marguerite Duras nous les fait imaginer. Les Laotiens, réputés pour leur "tranquillité" pour leur lymphatisme, sont souriants, disponibles et chaleureux. Pas de richesse ostensible mais pas non plus de misère trop criante.
Le charme a joué... Nous reviendrons.
samedi 26 mai 2007
La banane des gens heureux
Vietnam
La banane des gens heureux
La recette de Son Kran : eau et poudre de fleurArrive a Bangkok, je loge au Sawasdee Bangkok Inn, un hotel bon marche situe pres de Kao San Road, le quartier des "Farangs" (les occidentaux) ou les touristes peuvent trouver des hotels, des restaurants, des bars et acceder aux autres "charmes" de la Thailande pour lesquels ils ont parfois fait le voyage expres (si vous voyez keskeujveudir). D'emblee, je deteste ce quartier qui suinte le backpacker en goguette et le vieil Allemand libidineux en manque d'affection. Qui plus est, durant Son Kran, le quartier se transforme en camp retranche ou les Farangs jouent a la guerre avec leurs pistolets a eau.
Bref, apres trois semaines en Thailande, des paysages magnifiques et des experiences extraordinaires, je reste sur ma faim et ne sais quoi penser de ce peuple souriant mais parfois tellement bute et enervant ! En arrivant au Vietnam, je retrouve le meme sourire du Sud-Est asiatique et souvent la meme facon de faire mais je suis indubitablement seduit par les Vietnamiens, la ou les Thailandais me laissent toujours perplexes.

Le beau sourire de Ngoc pour commencer mon sejour vietnamien
Long Beach, a Phu Quoc Island

Et quelques heures plus tard au moment du coucher de soleil
Comme aussi sur la mythique Baie d'Along
Les villes ont du caractere.
... avec sa charpente dessinee par Eiffel ...
... et ses cabines d'epoque
L'hotel de ville (ca vous dit quelquechose ?)
Le marche de Dalat, haut en couleurs
Vestiges chinois a Hoi An



Ambiance plus "democratie populaire" a Hanoi malgre la langueur de quelques beaux vestiges coloniaux
Le mausole d'Ho Chi Minh
Le palais de l'ancien gouverneur de l'Indochine francaise, aujourd'hui palais presidentiel mardi 15 mai 2007
La Thailande vue par Guillaume
Le logement à sukhothai se fait dans un charmant petit bungalow d'une guest house tenue par un Français et une Thaïlandaise parlant le français (assez pratique pour être conseillé sur les lieux à visiter). Dès notre arrivée, nous nous faisons recommander un très bon restaurant thaïlandais dans lequel nous serons pourtant les seules clients de la soirée ! Une fois bien restaurés nous avons visité le night market de Sukhothai et fait quelques provisions - notamment en fruits - pour la journée du lendemain.
Premier tuk-tuk thailandais a l'arrivee a Sukhothai (conduit par un estropie !)Au marche de nuit de Sukhothai
Le lendemain, la journée est consacrée à la visite du centre historique de Sukhothai le matin et de Si Satchanalaï l'après midi, où nous retrouverons notre oncle et sa femme pour passer la prochaine nuit chez eux à Lampang.
Notre oncle et sa femme
Balade a dos d'éléphant
La civilisation ça a du bon

"Coquillages et crustaces ..." a Kho Pha Gnan
Haad Rin Nai (la plage du coucher de soleil), fameuse plage de Kho Pha Gnan ou se deroulent la full moon party (ici un soir plus calme)
[Et pendant ce temps, du cote de djedje ...]
J'ai retrouve Laetitia a Chang Mai, dans le Nord, ou nous restons quelques jours supplemetaires pendant que les deux touristes partent prendre un peu d'avance de bronzage dans le Sud, du cote de Phuket et Krabi.
Apres une petite seance de lavage de cerveau dont j'ai seul le secret, Laetitia "decide" ... ;-) que faire un nouveau treck dans la jungle thailandaise n'est pas la meilleure solution pour decouvrir le Nord du pays et que nous decouvrirons mieux cette region en louant des motos et en sillonnant les routes entre Pai et Mae Hang Son.
Cheveux au vent et sacs en bandouliere, nous voici donc partis sur la route de Mae Hang Son. Enfin ... "cheveux au vent" est une expression bien fallacieuse car en realite, sur les conseils du loueur de motos qui nous parle d'un barrage de police, nous decidons de mettre un casque. Apres avoir assiste en direct a un accident sur cette route, nous voila plutot refroidis et bien contents, finalement, de ne pas avoir les cheveux au vent. En revanche, on en prend plein les yeux ! La route est magnifique, qui serpente dans les montagnes du Nord thailandais, a la frontiere avec la Byrmanie, et nous profitons pleinement des paysages et du coucher de soleil.
Petite photo pour immortaliser les paysages traverses.


Coucher de soleil sur Tam Lod, notre destination
Nous echouons pour la nuit dans un gite conseille par le Lonely Planet. Ledit gite est totalement perdu en plein milieu de la foret et du fond de nos bungalows, nous n'entendons que le craquement des arbres et le bruit des betes feroces. Born to be wild ...
A proximite de ce refuge hors du temps et du monde se trouvent des grottes pleines de stallactites qui tombent et de stalagmites qui montent. Laetitia experimente la sa premiere situation d'incommunicabilite avec les Thailandais : a l'accueil du site, nous demandons un guide (ce qui, je le precise a l'intention de mes amis non anglophones, se dit "guide" en anglais). Notre interlocutrice reste interdite devant cette demande si surprenante dans un site touristique et n'a pour toute reponse que de nous demander, tres souriante, de payer le prix du billet d'entree. Impossible de lui faire dire qu'elle ne comprend pas, impossible pour autant d'avoir gain de cause. Apres trois tentatives infructueuses - et apres avoir paye le prix du billet dentree ! - nous decidons de demander a quelqu'un d'autre semblant maitriser mieux la langue de Shakespeare. Peine perdue. On nous renvoie, en anglais mais sur le meme mode automatique et repetitif, au guichet d'entree. Apres quelques nouvelles peregrinations de-ci de-la a la recherche d'une solution, nous retournons au guichet d'entree ou notre interlocutrice initiale a cede la place a une clone susceptible de comprendre - et de repondre - a la demande. Bienvenue en Asie ou les interlocuteurs preferent vous laisser vous fourvoyer plutot que de "perdre la face" a vous dire qu'ils ne savent ou ne peuvent vous repondre. Nous visitons finalement les grottes ... magnifiques !


Un crocodilimite qui monteApres cette petite viree motocycliste, on met le cap sur le Sud avec Laetitia pour rejoindre Guillaume et Nacima et profiter de quatre jours de farniente a Kho Pha Gnan.
Une fois tout ce petit monde parti, je gagne Kho Tao, l'ile voisine pour une petite semaine de pongee. C'est parait-il, la mecque de la plongee en Thailande. Je ne peux donc pas manquer le spot et profite quelques jours des plages paradisiaques et des magnifiques couchers de soleil.

Les mythiques couchers de soleil de Kho Tao
Malheureusement, je dois abreger mon sejour et repartir a Bangkok plus rapidement que prevu pour tenter d'obtenir mon visa pour le Vietnam avant les 5 jours feries de la fete du nouvel an lunaire. Je rentre donc a Bangkok, sous des trombes d'eau et de poudre de fleurs lancees par la population pour celebrer mon arrivee ... nan j'deconne, c'etait pour feter le nouvel an lunaire.


Elephants, costumes et averses d'eau et de poudre de fleur pour Son Kran, la fete du nouvel an lunaire
A Bangkok, j'obtiens mon visa pour le Vietnam et m'envole vers ce pays. Mais ceci est une autre histoire ...
dimanche 6 mai 2007
Soon on your screen ...
A venir tres bientot, le recit de la Thailande par Guillaume (mon frere) ...
dimanche 22 avril 2007
Lili la belle vie

J'ai vecu la belle vie a Hong-Kong !
J'ai vecu la belle vie grace a Marco et Aurelie qui m'ont ouvert leur porte de Stanley avec gentillesse et generosite, m'ont donne un (grand) lit pour moi tout seul, avec des draps immacules (ce qui - inutile de le preciser - me changeait des auberges de jeunesse d'Australie et de Nouvelle-Zelande !), dans une (grande) chambre ... pour moi tout seul, avec le cable, des milliers de DVD et un ordinateur connecte en permanence (je vous previens tout de suite que c'est pas la peine de faire de commentaires sur mes retards blogiques malgre l'ordi connecte en permanence).
J'ai vecu la belle vie avec Zoe, deux ans et demi, qui finissait d'eveiller mes reveils tardifs par les recits intenses de ses matinees scolaires.
J'ai vecu la belle vie grace a melissa qui mettait une gentillesse et une langueur toute philippine a preparer mes petits dejeuners et a s'occuper de moi.
J'ai vecu la belle vie, aussi, avec Jory et Sophie qui m'ont fait ecumer les bars de central un beau soir de mars.
Mon arrivee a Hong-Kong annoncait deja le changement apres le baroud neo-zelando-australien. Apres un depart matinal de Cairns en Australie et apres une journee entiere de voyage, j'atterris de nuit dans la grande megalopole asiatique. L'aeroport ultra moderne de cette plaque tournante aerienne du continent m'accueille, tous feux allumes.
Heureusement, apres avoir retourne tous mes fonds de poche, je reussis a payer un ticket de navette avec une autre carte et je prends la direction du centre. La navette s'appelle Airport Express et ca ressemble a ce qu'on aura dans quelques annees pour rejoindre CDG depuis Paris intra muros si Segolene est elue (enfin, je dis ca, c'est juste de la promesse electoraliste de bas etage). C'est ultra moderne. Ca va vite, ca n'a que deux ou trois arrets et c'est exclusivement dedie aux voyageurs arrivant de l'aeroport. Le train traverse quasiment tous les quartiers de Hong-Kong et donne un premier apercu de cette metropole ultra moderne dressant ses grattes-ciel vers les cieux et etalant son intense activite sur terre comme sur mer.
Le reste de la semaine se passe ainsi, entre dejeuners bien sympathiques, diners risques dans des restaurants chinois pas tres nets, visites moderees et shopping immodere.
Force est ici de rendre hommage aux neo-zelandais qui m'ont sauve la vie (si peu) lors de ma premiere sortie publique a Hong-Kong. Apres une preniere nuit regeneratrice, je monte dans un bus afin de rejoindre Aurelie pour le dejeuner, brandissant fierement le billet qu'elle m'a prete la veille au soir. Seulement voila, les chauffeurs de bus ne parlent pas Anglais ici et n'ont pas envie d'essayer. Surtout, ils n'ont jamais de monnaie sur eux. Il faut glisser le compte rond dans une espece d'urne electorale (n'y voyez-la aucun rapport avec ma propagande stalinienne pour Segolene R.) et le chauffeur est alors autorise a vous donner votre ticket et a vous laisser monter. Le probleme, c'est que le billet que je brandis fierement est au moins 10 fois plus eleve que necessaire et constitue la totalite de mon argent de poche. Je n'ai donc pas envie de surpayer mon billet de bus et de me retrouver encore une fois sans le sous. Pour autant, je refuse de descendre et de laisser s'eloigner le bus. Certains appelleraient ca "etre dans l'impasse". Et bien figurez-vous chers lecteurs que je dois mon salut a des Neo-zelandais habitant Hong-Kong et qui, voyant mon embarras, m'ont prete (ou plus precisement ... "donne" ... 1 euro tout de meme !) la somme necessaire et, apres m'avoir fait la conversation durant tout le trajet, m'ont meme indique la station a laquelle je devais descendre. Hommage leur soit donc rendu apres ce que j'ai pu ecrire sur leur pays et leurs compatriotes sur ce meme site !
Je decouvre et je goute ensuite, durant toute la semaine, a une megalopole melant l'ultra modernite occidentale et une veritable culture chinoise. Ici, les grattes-ciel du quartier de Central font face aux enseignes en caractere chinois de Kowloon. La foule des costards-cravate expatries cotoie celle des masses affairees de la Chine moderne. Les malls et les enseignes internationales laissent la place, sur leurs pas-de-porte, aux petites echoppes.



A cote de cette surubanite, les collines de Hong-Kong se couvrent de forets et les plages s'etalent le long de baies a faire palir les Australiens.
En un mot : fascinant.
C'est donc avec delice que l'urbain que je suis se glisse dans cette vie revee, entre matins paisibles a proximite de la plage dans le tranquille et privilegie quartier de Stanley ou Marco et Aurelie me logent, et soirees aux quatre coins de la ville, du bowling (mais oui, mais oui !) au champ de course, de l'Aqua, un bar huppe de Kowloon offrant une vue panoramique sur la ville au restaurant chinois le plus infame de tous les temps qui sert une soupe qui sent les pieds et des beignets qui degorgent une espece d'huile frit et refrit !
Soiree aux courses

Une erreur s'est glissee dans cette photo, saurez-vous la retrouver ?

N'est pas Benetton qui veut ...
Un jour, je m'eclipse a Macau a la recherche des tripots, des fumeries d'opium et des combats de cocqs dans les arrieres-cours de baraques en bois. Malheureusement, de cet imaginaire, je ne trouve point de trace concrete dans ce mini Las Vegas asiatique qui dresse vers le ciel ses casinos illumines de neons multicolores comme Hong-Kong dresse ses tours de bureau. Seuls quelques vestiges portugais s'escriment a faire perdurer dans ce coin d'Asie un petit charme mediterraneen (oui je sais, y'a pas la Mediterranee au Portugal, mais ca sent le Sud quoi !). Je regagne donc Hong-Kong, la grande soeur voisine, en fin de journee, pas mecontent de retrouver "la maison" et la belle vie a la hong-kongaise !!
Un peu de senteur de Mediterranee a Macau
Comment etre sur qu'on pourra detruire un horrible building a tete de tigre quand on en aura marre ... ?
Le construire en face d'un canon !
Depuis, il a bien fallu m'extirper - a regrets !! - de cette belle vie pour reprendre mon periple en Thailande et au Vietnam. Mais ceci est une autre histoire, bien-sur.
PS : Pour Aurelie : "99999999999999999999999999999999"
lundi 16 avril 2007
La question du jour : mais qu'a-t-il fait durant tous ces mois d'absence ?
La preuve en image :
ICI
Allez, treve de plaisanteries : Votez Sego !!

































